Parlons de Cloud

Parlons Cloud  

cloudcomputing

Pro ou néophyte des ITs, vous avez certainement entendu le terme « Cloud » en 2013 chez un ami, collègue, parent qui voulait se la raconter ou dans une de ces nombreuses pubs à la télé.

Si vous n’avez toujours pas compris ce que ça voulait dire en ce 1er Janvier 2014, et bien on va en finir pour repartir sur une nouvelle année moins nuageuse🙂

Les experts avaient prévu pour 2012 : 2 grosses tendances

  • Le Cloud
  • La mobilité (OS mobiles, devices management …)

Pour 2013 ce fut :

  • Le Cloud
  • La mobilité (+ BYOD)
  • Le Big Data

Pour 2014, je n’ai pas encore la liste complète, ou le nouvel item de la liste mais à coup sûr nous garderons les 3 de l’année écoulée.

Donc il est temps que vous en sachiez plus sur le Cloud.

Que sa quo ?  

La traduction française pour le Cloud est « l’informatique dans les nuages », évidemment très moche comme d’habitude, du coup je préfère utiliser le mot Cloud, que l’académie française s’en offusque si elle veut🙂

Avant (ça existe toujours d’ailleurs), il y avait :

  • Les grosses sociétés, avec leurs (gros) départements informatiques, leurs salles serveurs dans leurs locaux.
  • D’autres (plus petites ? visionnaires ? moins riches ?) avec leurs salles informatiques, leurs petits départements informatiques pour assurer le minimum et une autre société à qui elles confient la gestion des ressources informatiques.
  • Des sociétés avec aucun département informatique mais  je vais éviter de troller J

La nouvelle tendance du Cloud veut que l’entreprise externalise :

  • ses ressources informatiques (salles serveurs, serveurs, applicatifs, stockage et partage de fichiers…)
  • une partie (sinon toute) de son équipe technique de gestion de ces ressources informatiques.

Bien évidemment cela n’a été possible qu’avec la vulgarisation d’internet, et le grossissement des tuyaux (augmentation des débits, stabilité de la connectivité chez les opérateurs).

One Cloud or Many Clouds ?  

Tous comme les nuages, il existe différents types de Clouds situés à des hauteurs différentes de l’externalisation :

  • Software as a Service (SaaS) : ou l’externalisation des applicatifs d’entreprise chez un prestataire en ligne (Paie/ Comptabilité, Email/Agenda, Stockage de fichiers…) accessibles généralement au travers d’un navigateur web.
  • Plateform as a Service (PaaS) : ou l’externalisation des serveurs applicatifs permettant de faire tourner les applications citées dans la couche du dessus. (Apache, Tomcat…) Elle sert essentiellement au développement logiciel en fournissant les briques nécessaires lors du cycle de vie d’un logiciel (Dev, Build, Run)
  •  Infrastructure as a Service (IaaS) : ou l’externalisation des machines/serveurs. Elle concerne donc les ressources informatiques de bases : CP, RAM, Stockage.

cloud_models

Les 5 caractéristiques qui font d’un nuage  un vrai Cloud

  • Self Service : La chaine de mise à disposition des ressources est entièrement automatisée : de la demande de l’utilisateur au déploiement des ressources demandées (Ex : de la carte bancaire au serveur)
  • Accès au réseau étendu : l’accès se fait par des réseaux informatiques et télécom au moyen de plusieurs terminaux.
  • Multi-tenants : les ressources sont mutualisées pour plusieurs clients/comptes/organisations.
  • Elasticité : L’utilisateur à la possibilité en fonction de ses besoins/demandes de dimensionner quasi-immédiatement ses ressources à la hausse ou à la baisse.
  • Paiement à l’usage : Ne payer que ce qu’on consomme réellement et uniquement pendant l’intervalle de temps où la consommation a été faite. (Mesures rapprochées et précises de ressources consommées)

Les types de déploiements

  • Cloud public : Les ressources sont hébergées chez un prestataire externe, la maintenance est assurée par les équipes techniques du prestataire. Un contrat lie l’utilisateur au prestataire.
  • Cloud privé : Les ressources sont hébergées en interne, la maintenance est assurée par les équipes techniques de l’entreprise elle-même ou d’un prestataire qui vient sur site. Un contrat lie l’utilisateur au prestataire.
  • Cloud hybride: Les ressources sont hébergées à la fois en interne et en externe. En général seuls certains services sont isolés permanemment ou temporairement en cas de surcharge sur le Cloud privé.

Certains experts distinguent également un autre type  qui pour moi n’est rien d’autre qu’une spécialisation du Cloud public/privé où les tenants ont une caractéristique commune, un intérêt commun.

  •  Cloud communautaire: Mise en commun des ressources (externes ou internes) par divers organisations pour le besoin d’une même communauté. Un prestataire externe assure la gestion.

Cloud VS Virtualisation !  

Attention : Cloud Computing ne veut pas dire virtualisation !

Il est tout à fait possible de faire du Cloud sans virtualisation, ça sera juste super difficile de satisfaire à un des principes du Cloud: Elasticité sur la base de serveurs physiques.

Typiquement le Cloud dit que l’utilisateur doit selon la demande pouvoir augmenter la RAM de son serveur : sans virtualisation, il va s’agir d’ajouter des barrettes de mémoires sur le serveur (et des fois rebooter la machine pour que l’OS prenne en compte la nouvelle capacité : donc interruption de services).

Dans le sens inverse, quand la demande est moins importante, l’utilisateur doit être capable de baisser la RAM ce qui va se traduire par enlever des barrettes de RAM…  ça peut vite devenir ingérable.

Tandis qu’avec la virtualisation, un serveur étant pratiquement que des fichiers et des variables, il est beaucoup plus aisé de le dimensionner et même d’ajouter à chaud des ressources qui seront prises en compte sans arrêt de services (Hot Add CPU/RAM de Vmware par exemple).

De plus déployer un serveur physique (même avec des outils DevOps) prendra en général beaucoup plus de temps qu’une machine virtuelle.

Le Cloud : oui mais…

  • Sécurité : Nous l’avons vu, les ressources peuvent être hébergées chez un tiers. Dans ce cas nous perdons la main sur nos données, leurs lieux d’hébergements et les lois associées, la confidentialité et la capacité à les sortir de là pour les mettre ailleurs. (#SnowDen, #MegaUpload…)
  • Compétence technique: Un Cloud privé permet de garder la main sur ses ressources mais nécessite une forte compétence technique interne en la matière.
  • Bande passante : Pour pouvoir utiliser les ressources Cloud, il faut que le prestataire fournisse des garanties de haute disponibilité de son réseau et que l’utilisateur ait également un accès à internet sans quoi il devient impossible d’avoir accès à ses ressources.

Prochain article spécialement sur le PaaS, particulièrement sur Cloudbees que j’utilise presque quotidiennement.

Une réflexion sur “Parlons de Cloud

  1. Pingback: Toi aussi tu peux construire ton lab vSphere pour faire tourner ton Cloud IaaS! | Le blog du petit Zoumana

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